j5test.cgtsocgen.org j5test.cgtsocgen.org
  • Se Connecter
  • S'inscrire

Secteur bancaire: "pas d'inquiétude"sur l'emploi, assure Frédéric Oudéa (Société Générale) Bfm 4 octobre 2019

Secteur bancaire: "pas d'inquiétude"sur l'emploi, assure Frédéric Oudéa (Société Générale)

 
BFM - Mis à jour le 03/10/2019 à 14h45

"En France, on a la chance d'avoir des banques solides qui ont des activités qui sont solides et qui leur donnent le temps du dialogue social et de l'adaptation", a souligné le dirigeant. Mais le secteur bancaire fait aujourd'hui face "à trois changements majeurs au même moment", a-t-il ajouté. "Un changement d'environnement sur les taux d'intérêt, qui est quand même quelque chose d'important. Deuxièmement des changements réglementaires profonds qui nous imposent de repenser la manière de faire notre travail. Et troisièmement, l'émergence de nouvelles technologies qui font que nos clients souhaitent accéder à nos services d'une manière différente et, en tous cas, complémentaire de l'agence. Notre rôle à nous banques françaises c'est bien sûr d'intégrer l'ensemble de ces dimensions pour adapter notre business model".

Quid de l'emploi?

Sur le volet des emplois qui dans le secteur bancaire ne cessent de diminuer depuis quelques années, Frédéric Oudéa explique: "Nous avons un plan qui a été discuté avec les syndicats et qui, effectivement, encore une fois, mise sur la transformation des compétences. Si nous ne le faisons pas, là il y a un risque social puisque dans 5 ans ou 10 ans nous risquons de ne pas savoir offrir à nos clients – face à une concurrence importante – les services qu'ils attendent. En le faisant justement de manière anticipée, en prenant le temps de le faire bien, c'est là où l'on est capable d'offrir à nos salariés, à nos collaborateurs, une solution, une formation, qui leur permettent d'avoir un avenir dans la banque".

Et de poursuivre: "Statiquement, le secteur bancaire en France, c'est à peu près 365.000 emplois. Il s'érode très légèrement. La baisse chaque année est de l'ordre de -0.5%. (…) Et je rappelle que ce secteur – tout en ajoutant à la marge – continue à embaucher beaucoup. Donc pas d'inquiétude. Nous avons la capacité de gérer ces transformations profondes dans le temps et d'une manière socialement responsable".

"Ne soyons pas les dindons de la farce"

Reste que les règles prudentielles européennes de plus en plus strictes ont des conséquences sur les activités des banques européennes. Et la crise de 2008 n'est pas étrangère à ce renforcement de la part du régulateur.

"La crise n'est pas partie d'Europe. Mais il y a des conséquences qui ont été tirées qui peuvent avoir des conséquences sur le terrain européen beaucoup plus importantes qu'aux Etats-Unis. Parce qu'en fait ces règles, elles sont peut-être effectivement plus adaptées à un marché bancaire et financier américain qu'au marché aujourd'hui bancaire européen", pointe Frédéric Oudéa. "Ne soyons pas effectivement les dindons de la farce. C'est vrai dans le secteur bancaire comme dans d'autres secteurs. Il faut que l'Europe soit capable de prendre en main son destin. Et se dire : de quoi a-t-elle envie pour être compétitive, pour assurer à ses citoyens, à ses entreprises un contexte économique porteur? (...) Nous disons 'ok' un cadre international a été défini. Mais peut-on avoir l'intelligence de réfléchir à : premièrement, est-ce que les autres pays vont les appliquer? Et deuxièmement, est-ce qu'il y a une manière de les appliquer?".

"Ce n'est donc pas le tout de définir, encore faut-il voir comment les pays et donc les grandes banques nationales pourront appliquer ces nouvelles règles", prône donc le dirigeant.

Julie Cohen-Heurton
Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 4 Octobre 2019

Banques : l’Europe ne doit « pas être le dindon de la farce » selon Frédéric Oudéa - Les Echos 3 Octobre 2019

 Banques : l’Europe ne doit « pas être le dindon de la farce »  selon Frédéric Oudéa  

 Après le Brexit, la Grande-Bretagne pourrait, comme le font depuis 2014 les Etats-Unis, imposer des restrictions aux plus grandes banques étrangères. Un chemin que l'Europe est déjà en train de prendre, salue le président de la Fédération bancaire française (FBF).

Après le Brexit, la Grande-Bretagne pourrait, comme le font depuis 2014 les Etats-Unis, imposer des restrictions aux plus grandes banques étrangères. Un chemin que l'Europe est déjà en train de prendre, salue le président de la Fédération bancaire française (FBF).

Tenter de faire d'une menace une opportunité. A potentiellement un mois du Brexit, le secteur bancaire « continental » craint les conséquences économiques d'un tel bouleversement. Mais il ne voit pas que des inconvénients à ce que la Grande-Bretagne redevienne une île : cela pourrait être l'occasion pour l'Union européenne d'adopter une vision plus « stratégique » dans la défense de son sec-teur financier, veut croire Frédéric Oudéa, directeur général de Société Générale et président de la Fédération bancaire française (FBF) dans un entretien aux « Echos ».

L'Europe face à « deux superpuissances » Derrière le Brexit, « se pose la question de la fragmentation, chacun des pays voulant imposer ses propres règles », souligne-t-il. Précisément, le point d'interrogation des années à venir est de savoir à quel point le Royaume-Uni, une fois sorti de l'Union européenne, pourrait bâtir ses lignes de défense, à la fois pour sécuriser sa propre stabilité financière, mais aussi - incidemment - pour protéger son propre marché intérieur. C'est ce que les banquiers appellent le « ring fencing » (littéralement, « clôturage »). Et à les entendre, le monde se couvre actuellement de clôtures.

« Aujourd'hui, le régulateur américain impose des règles de liquidité et de capitaux aux filiales de banques étrangères. On peut imaginer que le Royaume-Uni aille lui aussi dans cette direction. L'Europe pourrait aussi adopter cette même logique », souligne Frédéric Oudéa. Son voeu est en partie exaucé : le nouveau paquet bancaire européen (adopté en avril dernier) réserve un traitement particulier aux banques de pays tiers, disposant d'au moins deux filiales dans l'Union, y pesant au moins 40 milliards d'euros d'actifs. Il s'agirait pour elle d'établir un holding intermédiaire avec ses propres exigences. Reste à voir à quel point ce système - qui se veut le pendant du dispositif américain de 2014 - sera « mordant » : des exemptions et des périodes de transition sont d'ores et déjà prévues.

Ce dispositif est en soi un signal, dans un monde traversé de tensions commerciales. « Il ne faut pas être le dindon de la farce. L'Europe fait face à deux superpuissances qui ne cessent de défendre leurs intérêts et d'imposer leurs standards », martèle Frédéric Oudéa, qui en appelle aussi au pragmatisme dans la transposition des nouvelles règles internationales de Bâle III, qui imposent des fonds propres supplémentaires aux banques. « Il y a un accord-cadre qui est signé, mais avant de le transposer, peut-on se donner le temps d'en regarder les conséquences concrètes ? Il faudrait voir si les Etats-Unis veulent vraiment l'appliquer et si, chez nous, nous ne pourrions pas y mettre plus de granularité », suggère-t-il. — E. L.

E. L

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 3 Octobre 2019

Union bancaire: "il faut terminer le travail" (Frédéric Oudéa, FBF) Paris, 2 oct. 2019 (AFP)

Union bancaire: "il faut terminer le travail" (Frédéric Oudéa, FBF) Paris, 2 oct. 2019 (AFP) -

Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française (FBF), a appelé à finaliser l'Union bancaire européenne, qui constitue aussi "un enjeu de souveraineté" face notamment aux Etats-Unis qui "imposent" leurs règles bancaires.
"On a besoin d'un secteur financier fort pour drainer l'épargne des Européens sur le vieux continent et pas seulement vers les Etats-Unis ou l'Asie", a défendu M. Oudéa dans un entretien au quotidien Les Echos, publié mercredi sur son site.
"Pour cela, il faut terminer le travail avec l'Union bancaire", a-t-il ajouté, précisant qu'il existait un "enjeu de souveraineté" face à la politique américaine et aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Interrogé sur une éventuelle concentration du secteur bancaire européen, M. Oudéa a estimé qu'elle "restait
difficile à prévoir". Elle pourrait être nécessaire sur certains marchés peu rentables ou se concrétiser par "de grandes banques européennes diversifiées transnationales avec des bases domestiques solides" capables d'"accompagner des entreprises européennes" à l'international. 

"Si (la concentration) se produit, les banques françaises pourraient jouer un rôle car elles ont la taille nécessaire", a jugé le président de la FBF, organisme de lobby du secteur bancaire français. "Mais encore faut-il que l'environnement réglementaire soit favorable", souligne-t-il, considérant l'année 2020 "charnière", car "on en saura davantage sur les projets du nouvel exécutif européen". 

Cette déclaration fait écho à celle de Francois Villeroy de Galhau, gouverneur de la banque de France, qui a plaidé mercredi pour plus de concentration dans le secteur bancaire européen devant l'Autorité de la concurrence française.
En avril dernier, le banquier central, ancien cadre dirigeant de BNP Paribas, avait déjà défendu une telle position en comparant la puissance des banques américaines sur leur marché intérieur à celle, moindre, des banques européennes soumises à une réglementation empêchant une libre circulation des capitaux et liquidités en Europe.
Concernant la transposition de nouvelles normes bancaires de Bâle 3, "il ne faut pas être le dindon de la farce", a prévenu M. Oudéa, demandant à voir les "conséquences concrètes" de l'accord cadre signé "avant de le transposer" et à ce que l'on vérifie si les Etats-Unis l'appliquent également.
"Le régulateur américain impose des règles de liquidité et de capitaux aux filiales de banques étrangères (...). On peut imaginer que le Royaume-Uni aille lui aussi dans cette direction. L'Europe pourrait aussi adopter cette même logique", suggère le dirigeant bancaire, appelant à mener une réflexion "stratégique" sur le secteur financier dans
la zone euro.


Afp le 02 oct. 19 à 21 44.

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 3 Octobre 2019

"On peut dire que François était un homme de parole" Michel Marchet 13 février 2019

Ce dessin est des premiers livrés par François.

Il représente comme la signature de son engagement, le petit personnage, c’est lui, l’homme en costume, c’est Daniel Bouton, PDG à l’époque, à qui François dit : dans ce syndicat, on travaille pour de bon ! Ces deux personnages vont être des piliers des infos de la CGT. Un jour, un délégué de chez nous me dit : je connais un type, il revient des Etats-Unis, il dessine bien, je lui ai proposé de dessiner pour nous, il est intéressé. Je suis réservé, beaucoup prêchent pour que nos infos hebdomadaires contiennent un dessin, mais il ne suffit pas de le dire. Je rencontre donc François peu après. Le personnage est étonnant, il garde une distance tout le temps avec ce qui l’entoure, il proclame farouchement son indépendance d’esprit… et accessoirement, il n’aime pas FO, ni Marc Blondel, leur secrétaire général de l’époque, un jouisseur épicurien opportuniste éloigné de l’ascète qu’il est. Je lui expose de mon côté les conditions, nous publions 52 numéros de nos infos hebdomadaires dans l’année, il faut donc pouvoir fournir 52 dessins qui seront liés à l’actualité de l’entreprise, et il n’y a pas de retour en arrière possible une fois que les gens seront habitués à leur « trait » de la semaine. François lui, est surtout attaché à son indépendance, il veut un engagement de notre part : aucune censure. Ce sera « le deal » comme il le disait : il s’engage à fournir un dessin par semaine, et nous nous engageons à le publier. Marché conclu. Ce deal durera jusqu’à son dernier souffle, pas loin de 700 dessins, ce qui représente plus de 10 millions d’exemplaires diffusés ! On peut dire que François était un homme de parole.

Michel Marchet , ex - délégué national de la CGT Société Générale 

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 15 Février 2019

[IRP] sans voix

Depuis 2003, chaque vendredi, nous attendions de rire de son dessin de la semaine (et pour certains de le comprendre).

Son trait de la semaine était élégant, toujours pertinent dans le message et impertinent à souhait.
Il m’avait dit l’an dernier, « j’arrête à 700 dessins ». Il avait plein de projets pour la suite, pour lui et ses jeunes enfants.

Je n’y ai jamais cru et jamais accepté cette idée. Je lui disais toujours, pour couper court à ces discussions qu’il savait faire durer : «  tu es compétence indispensable pour moi ». Il en riait.
Il avait donc travaillé à sa relève et commencé à donner quelques enseignements à ces « disciples ».

Il n’aura jamais failli pendant 15 ans, depuis 2003. Chaque jeudi soir, il nous livrait son dessin de la semaine.

La maladie lui aura donné raison une dernière fois. François Ganne est décédé aujourd’hui à 15h53. A l’heure où partent habituellement les infos de la CGT et son dessin.

Celles-ci auront maintenant un teinte différente et il nous manquera, bien au-delà de ces publications.
C’était un fidèle, parmi les fidèles. Malgré son caractère et sa volonté d’indépendance.
Un membre de la famille CGT Société Générale vient de tirer sa révérence.

Je suis profondément triste et bouleversé.

Je pense que ceux qui le connaissaient partageront mes sentiments.
Nous vous tiendrons informés des possibilités de lui rendre un dernier hommage.
Même si je pense qu’il n’aurait pas vraiment apprécié que nous soyons tristes, sa brusque disparition est un vrai vide.

francois

Philippe.

 

 {mp4}fran{/mp4}

 

 
Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 8 Février 2019
  1. Le Figaro - Une tête tombe à la Société générale - 14 mars 2018
  2. Les Echos - L’ACPR inflige une amende de 5 millions à la Société Générale - 21 juillet 2017
  3. Représentativité et présence aux prud'hommes : le CFDT gagne 550 sièges les Echos 1505
  4. Les Echos: Société Générale simplifie son organisation

Sous-catégories

Dialogue et concertation

Page 5 sur 6

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
© 2025 Le site officiel de la CGT Société Générale
  • 01 42 14 48 68
  • info@cgtsg.fr
j5test.cgtsocgen.org j5test.cgtsocgen.org
  • Accueil
  • Se Connecter
  • S'inscrire
  • 01 42 14 48 68
  • info@cgtsg.fr
Connexion
Inscription
Accueil CGT SG Accueil