Et si chaque difficulté rencontrée au travail pouvait être exprimée librement, sans crainte ? Conditions de travail, organisation, charge de travail, sécurité, management…
Vous vivez la réalité du terrain. Votre expérience est précieuse. La CGT SG créé un outil de remontée des informations, simple, sécurisé et totalement anonyme.
👉 Une parole libre, parce qu’elle est anonyme
• ✔ Aucune identification des salariés
• ✔ Aucune trace nominative
• ✔ Aucune conséquence individuelle
• ✔ Une confidentialité garantie par le syndicat
=> Vous signalez les problèmes, le syndicat agit. Votre identité reste protégée, vos informations deviennent collectives.
👉 Pourquoi cet outil ?
• ✔ Faire remonter les difficultés réelles du travail
• ✔ Agir plus vite et plus efficacement
• ✔ Construire des revendications solides, fondées sur le vécu des salariés
• ✔ Renforcer le rapport de force par des faits concrets
👉 La force syndicale repose sur l’intelligence collective. Plus vous participez, plus notre action est légitime et puissante.
Utiliser cet outil, c’est :
• Prendre part aux décisions qui vous concernent
• Transformer les situations individuelles en actions collectives
• Construire une stratégie syndicale avec les salariés, pas sans eux
Un outil pour agir, pas seulement pour parler. Un signalement anonyme aujourd’hui peut améliorer les conditions de travail demain.
La réunion n'avait pas vocation à partager les bons vœux, bien au contraire. Il aurait fallu pour cela prendre des bonnes résolutions. Et franchement, la dénonciation de l'accord télétravail (et le retour massif sur site) ou le dynamitage des garanties et dispositifs de l'accord emploi sont tout, sauf de bonnes nouvelles pour entamer l'année. En tout cas pas de quoi partager des vœux sans une réelle hypocrisie lors de cette rencontre au sommet montée au dernier moment.
Le dossier officiel sera déposé auprès des syndicats demain matin (jeudi 22 janvier 2026) et la communication de la direction devrait partir en parallèle.
C’est donc avec une très désagréable sensation de faire partie d’une « simple formalité » que nous nous sommes rendus à l’entretien avec Alexis Kohler, encadré de Bertrand. Cozzarolo (co-directeur SGRF), Valérie Migrenne (DRH SGRF) et le duo Anne-Sophie Chauveau-Galas (DRH Groupe)/ Frédéric Claviere (directeur des relations sociales).
Nous l’avons donc clairement dit : « La démarche n’est en soi ni correcte, ni honnête et encore moins constructive ». Ce n’est pas faute d’avoir réclamé depuis juin 2025, une rencontre pour échanger sur les réorganisations envisagées. Cela aurait permis d’avoir une discussion concrète sur les accompagnements indispensables !
La direction aura donc attendu d’avoir dynamité les garanties et les dispositifs de l’accord emploi 2019 – 2025 avant de nous convoquer. C’est chose faite mi-janvier. Après la charte sur le télétravail, la direction s’attaque donc désormais aux réorganisations.
Alexis Kohler a ouvert la discussion en mettant en avant la nécessité de passer à une « nouvelle étape » compte tenu de la situation de la banque. Les objectifs affichés au CMD (capital market day) sont largement atteints et « il nous faut maintenant être plus agiles et opérants ».
Pour « continuer la transfo », le projet déposé auprès des syndicats s’inscrit :
- Derrière une « démarche participative » affichée (2000 collègues auraient contribué au dossier et au recensement des initiatives RTS / Mc Kinsey), une volonté de limiter le « span of control » (nombre de salariés sous la responsabilité d’un manager) et diminuer le nombre de strates hiérarchiques ;
- grâce au « nouveau paradigme » que constitue le nouvel accord Emploi (pas de plan, faible niveau de recrutement, montée en puissance des reconversions, création d’un campus métiers mobilité, etc).
Sur plusieurs années, d’ici fin 2027, le projet conduirait à la réduction de 1800 postes sur la base de 40.000 salariés. Pour la direction, le taux d’attrition naturel de 5% et la faiblesse d’ouvertures de postes au recrutement font qu’il n’y aurait pas besoin de dispositifs d’accompagnement que nous connaissions jusqu’à présent (départs seniors, plan de départs volontaires, reclassements volontaires, …).
Anne Sophie Chauveau-Galas a précisé que le dossier déposé concernait la majorité des BU SU (ne seront pas concernés : MARK, SGSS, ni GCOO et PRIV qui ont déjà fait l’objet d’une présentation de transfo ces derniers mois)
Les autres BU SU vont donc présenter des changements d’organisation, en s’appuyant sur des leviers (tels que la digitalisation). La direction s’inscrit dans la durée, a minima 2 ans (voire plus sur SGRF) pour se laisser le temps de gérer les évolutions, notamment via les « bassins géographiques » pour SGRF. Valérie Migrenne a précisé que « tous les collègues auront un poste, en fonction de leur compétence et dans leur bassin d’emploi ». « Nous allons gérer dans le temps, dans la proximité et de manière individuelle ».
Bertrand Cozzarollo a précisé l’état d’esprit de SGRF : «on va rechercher une simplification accrue et davantage de responsabilisation ». Sont donc concernés : le siège national, les plateaux régionaux et les plateaux de DCR. Il subsisterait 3 strates : Agences / Groupes / Régions. Les agences, les groupes, les CRC et CDS ne sont pas dans le scope du dossier.
SGRF passerait de 11 à 9 régions : Laydernier rejoindrait AURA et Tarnaud serait éclaté sur Rennes (Grand Ouest) et Bordeaux (Sud Ouest)
Les fonctions DCR seraient remontées en région avec une délégation accrue sur les DG
En corollaire : L’animation expertise serait repositionnée en régional avec la création d’une direction Retail Le développement (partenariat, conquête, BFM, prescripteurs, partenariats écoles) serait centralisé en région Plusieurs directeurs de réseau régional superviseraient des « grappes de groupes »
Sur SGRF : 650 suppressions sur les strates locales sont prévues et 340 au siège national
Le risque en CAR remonte en région Fonctions supports : le risque conformité et risques opérationnels seront regroupés La direction des engagements en région qui assure le suivi du portefeuille sera aussi en charge de l’octroi pour l’entreprise
Concernant le siège, des équipes pluridisciplinaires vont être constituées rassemblant des profils complémentaires : data, back office, … sur des thématiques comme : crédit immo, EER, KYC, crédit ent, crédit pro…Ainsi que équipes plus petites sur le thème de la succession ou EER pro. On leur fixera des objectifs mais ils devront les atteindre de manière autonome, ce que la direction présente comme un changement de philosophie.
Des plateformes nationales seront constituées, par exemple pour lutte antifraude Il y aura un rapprochement des équipes digitales et data
Sur la formation, l’Académie des compétences SGRF va remonter dans l’université SG
Pas de calendrier de mise en œuvre préétabli sur SGRF. Il va reposer sur l’attrition naturelle.
Pour la direction, 1500 mouvements par an sur SGRF ont démontré une culture de la mobilité, gage de la réussite du nouveau projet.
Pour la CGT, les dispositions du nouvel accord emploi ne vont pas suffire.
Le détail des autres suppressions de postes va être intégré au dossier déposé demain par la direction.
Calendrier IRP : Dépôt dossier 22 janvier Réunion de désignation d’expert à J+7 le 29/01 Calendrier de l’expert pour faire son rapport Comm éco du CSEC Puis CSE dans les entités concernées avant la plénière exceptionnelle espérée par la direction fin Avril.
Hier à 16h30, la DRH Groupe Anne-Sophie Chauveau-Galas et le Directeur des Affaires Sociales Frédéric Clavière ont reçu l’intersyndicale. L’occasion pour nous, au travers de la déclaration lue en début de séance, de rappeler nos attentes sur de nombreux sujets et en particulier concernant la NAO.
La Direction s’est engagée à nous faire un retour suite à cette réunion. En fonction de cette réponse, les Organisations Syndicales décideront de l’action à entreprendre.
DÉCLARATION :
"63 jours se sont écoulés depuis le passage en force de la Direction sur la NAO. Durant ce laps de temps et ces 63 jours, le mouvement lancé par l’intersyndicale au travers de la pétition a récolté plus de 13 000 signatures. Enfin, il aura fallu 57 jours, pour que vous teniez votre engagement de nous recevoir pris lors de la plénière du CSEC du 18 Décembre 2024.
Entre-temps, la crispation s’est installée, l’incompréhension des salariés monte et le dialogue social est mis en pause, mais nous y reviendrons à la fin de cette Déclaration. Incompréhension des salariés ? Oui ! Comment leur surinvestissement peut-il ne pas être récompensé ? Rappelons-le, car il nous semble que la Direction Générale l’a oublié, que nous étions toujours pour SGRF en phase de transformation sur Vision 2025, et 2024 était la phase la plus importante. De plus, les Service Centraux ont eu à nouveau droit à un plan de transformation express et son lot de destruction massive d’emplois !
Depuis le 6 Février, SG a annoncé des résultats records, ces résultats sont essentiellement dus à l’implication des salariés, ceux qui restent, qui créent la richesse de l’entreprise ! Cerise sur le gâteau ou mépris supplémentaire, la Direction récompense les actionnaires, par une hausse du dividende non prévue pour un coût de 1,7 Milliard (preuve que quand on veut on peut trouver des liquidités) … et pour les salariés …rien…
Les Organisations Syndicales, responsables et conscientes du contexte économique, portent une revendication de PPV à 1500€ dont une partie intégrée à la RAGB pour l’année prochaine, soit une enveloppe qui se chiffre à 70 Millions d’€. Honnêtement a -t-on besoin d’argumenter plus que cela ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes !
La Direction Générale doit se rendre compte de sa mauvaise appréciation sur cette NAO. Ce ne serait pas un signe de faiblesse de sa part, mais au contraire un signal positif, de reconnaissance pour affronter ensemble les années à venir !
Justement, les années à venir inquiètent les salariés. Seulement 42% se voient à la SG dans les prochaines années, effarant pour nous et la période actuelle nous fait craindre que ce chiffre soit encore plus important l’année prochaine.
Avec de tels résultats, ce passage en force sur la NAO est inédit chez SG. Toutes les OS autour de cette table ont connu les crises que nous avons surmontées depuis 2 décennies. Nous constatons récemment que sur la plupart des sujets et projets, la stratégie est imposée par SG aux salariés et à leurs représentants. Une terrible erreur qui pourrait porter préjudice à l’entreprise…La réunion de ce jour doit donc également nous permettre de débattre avec vous des sujets qui nous sont remontés du terrain : Recrutement et gel des mobilités, Objectifs, Accord Emploi, Bourse des emplois, Charge de travail, Conditions de travail, RPS/Santé mentale, Répartition des valeurs, Politique de rémunération… et oui tous ces sujets nous sont remontés dans chaque organisation syndicale au quotidien, preuve que le chantier est monumental.
Ne vous méprenez pas, nous faisons tous ici le vœu que SG poursuive « sa remontada » telle que qualifiée par les analystes...sans que personne ne soit laissé sur le bord du chemin et que tous y trouvent le juste retour attendu de leur travail.
La balle est dans votre camp, l’histoire ne s’écrira pas sans des salariés satisfaits. Pour cela, discussions, concertations, respects des engagements sont les vecteurs d’un vrai dialogue social.
Pour conclure, sans salariés, il ne peut y avoir d’entreprise. Sans climat social apaisé il ne peut y avoir de bons résultats. Sans ces bons résultats le cours de notre action en paiera le prix.
Pour embarquer les salariés, il faut aussi récompenser leurs efforts et apporter les garanties sur l’emploi et les conditions de travail pour que chacun puisse travailler dans un environnement sain et serein !"